Ça y est.

Tu es partie ce matin. Tellement de sentiments se bousculent en moi… Je suis soulagée que tu ne souffres plus, je suis effondrée que tu ne sois plus, je suis écœurée par tant d’injustice, en colère et terriblement frustrée. Je m’en veux de ne pas t’avoir dit tout ce que je voulais, je pensais naïvement l’avoir fait, j’aurais voulu pourtant tellement m’affranchir de ces barrières que je mets constamment entre les autres et moi pour te dire à quel point tu comptais.

A quel point j’étais heureuse et honorée de t’avoir comme amie, à quel point j’aurais aimé qu’on soit plus proches, à quel point j’aurais aimé te connaître davantage et connaître davantage ta merveilleuse femme et vos superbes enfants.

Au-delà de ces regrets tout à fait égocentriques se trouve un amour inconditionnel pour la femme que tu étais, l’étoile qui brillait pour tant de personnes.

Une partie de mon cerveau continue de refuser d’y croire, les larmes continuent de couler et une partie de moi continue d’espérer que tout ceci n’est qu’un gigantesque cauchemar.

Force et gentillesse, sombre et colorée, douce et pleine de caractère, tu étais tellement de choses…

Tu vas tellement nous manquer que mon texte décousu ne suffira jamais à …

Je n’arrive plus à écrire. Je t’aime fort Hélène. Tu me manques.